Ça fait un moment que je vous ai pas écrit, et honnêtement, ça me manquait. Je vous dois une vraie mise à jour : une bonne nouvelle pour commencer, pis une moins bonne aussi. Je préfère vous donner les deux ouvertement, dans le même billet. Prenons deux minutes ensemble.
J’ai dit printemps 2026 pour l’accès anticipé. Ce sera plutôt l’été 2026, et je veux prendre le temps de vous expliquer pourquoi comme il faut, parce que vous méritez les vraies raisons, pas un vague “ça nous prend encore un peu de temps”.
Il y en a deux. La première est réglementaire, et elle m’échappe en partie. La seconde, c’est le produit lui-même, que je veux vous livrer comme il faut.
Le côté réglementaire : une inscription, puis une licence
Offrir un vrai service téléphonique au Canada, ça se met pas en marche sur un simple bouton. Ça demande l’autorisation du régulateur, le CRTC, et elle vient en plusieurs morceaux.
La bonne nouvelle, et c’en est une vraie : notre inscription auprès du CRTC est arrivée. En clair, c’est le feu vert pour agir comme un vrai fournisseur de téléphonie au Canada : elle couvre les numéros de téléphone canadiens et les appels au Canada, le coeur de ce que WIGGWIGG fait. C’est un jalon sur lequel je travaille depuis des mois, et ça fait du bien de le voir passer.
Mais il y a un deuxième morceau. Pour connecter vos appels au-delà du Canada, comme n’importe quel téléphone sur lequel on compte vraiment doit le faire, il nous faut aussi la licence d’exploitation de service de télécommunication internationale de base (STIB). En clair, c’est celle qui nous autorise à connecter vos appels avec le reste du monde, pas juste au Canada. Celle-là, je l’ai pas encore en main, mais tout ce que j’entends me dit qu’elle s’en vient très bientôt. Je préfère l’avoir pour vrai avant d’ouvrir les portes, pour que vos appels fonctionnent partout dès le premier jour, pas juste au Canada. Alors j’attends encore un peu, pis dès qu’elle arrive, ce blocage-là disparaît.
Les applications : proches, mais pas encore prêtes à vous les remettre
Dans ma dernière mise à jour, je vous disais que les applications natives iOS et Android étaient passées de “un jour” à “sur la feuille de route”, parce que dix sessions de test m’ont montré que les gens s’attendent à trouver une icône dans leur App Store, pas à une application web à installer à la main depuis Safari.
Je les développe à fond depuis. Les appels, l’écran de verrouillage, les notifications, la création de compte, l’achat d’un numéro : tout ça. Et c’est vraiment proche.
Mais proche, c’est pas prêt. Je m’assois encore avec des utilisateurs test, à regarder où ça accroche et à corriger ce qui ressort seulement quand une vraie personne a le téléphone dans les mains. Je préfère prendre quelques semaines de plus que de vous livrer quelque chose de bâclé, à vous qui m’avez fait assez confiance pour être là d’avance.
Et il y a une partie du calendrier qui m’appartient pas : une fois prêtes, les applications doivent encore passer la révision de l’App Store d’Apple et du Play Store de Google avant d’arriver dans vos téléphones. Ça, c’est des jours, voire des semaines, que je peux pas compresser, et je préfère vous le dire d’avance plutôt que de vous promettre une date qui suppose que tout se passe parfaitement du premier coup.
Pourquoi je mets pas de date ferme sur le lancement public complet
Avant, j’affichais deux dates : l’accès anticipé, puis le lancement public complet un trimestre plus tard. Je garde la cible d’accès anticipé, l’été 2026, parce que je vois le chemin pour m’y rendre. Mais je retire la date ferme du lancement public pour l’instant. Je vous la redonnerai quand la licence sera en main et que les applications auront passé la révision, pas avant. Je préfère vous promettre une chose à la fois et la tenir, plutôt que deux dates et en manquer une.
Où les choses en sont pour vrai
Je veux pas que ça se lise seulement comme une mauvaise nouvelle, parce que franchement, les derniers mois ont été parmi les plus productifs du projet.
Les appels sur mobile, autrefois bancals, sont devenus quelque chose que j’utilise tous les jours : de vrais contrôles pendant l’appel, répondre depuis l’écran verrouillé, les écouteurs Bluetooth et filaires, les petits détails qui font qu’un téléphone se comporte comme un téléphone. Côté coffre, l’autoremplissage entre vos mots de passe à votre place, pile au bon endroit, sans copier-coller ni pause dans votre journée. Et beaucoup de travail plus discret est allé dans la fiabilité et la vie privée sous le capot, les parties auxquelles vous devriez jamais avoir à penser.
Le produit est dans le meilleur état qu’il ait jamais connu. Ce qui reste entre vous et l’accès anticipé, c’est une licence presque arrivée et des applications presque prêtes. Je préfère prendre le temps de bien faire les deux, pour vous.
Merci d’être là. Sincèrement. Savoir qu’il y a des gens qui attendent vraiment ce que je bâtis, c’est ce qui me fait continuer. On se donne rendez-vous cet été, et j’ai ben hâte de vous remettre quelque chose qui valait l’attente. D’ici là, je continue de vous tenir au courant, comme aujourd’hui.
CAB est le fondateur de WIGGWIGG, une plateforme d’identité numérique axée sur la vie privée, bâtie au Québec.